Le concept néo-confucéen "Aiki In Yo Ho"

Le concept néo-confucéen "Aiki In Yo Ho"

Principe doctrinal de l’harmonisation des énergies spirituelles
Basé sur l’alternance des contraires et l’esprit du cercle

Quintessence de l’Ecole "Aiki Buki In Yo Ryu"

Académie d’arts martiaux certifiée par la DNBK
Créée par le Hanshi Pierre Chalmagne So Shihan Hachidan DNBK

La doctrine (Ho) de l’harmonisation (Ai) des énergies spirituelles (Ki) par l’alternance des contraires (In Yo) est un ancien concept du clan des Aizu qui constitue le fondement de l’Ecole du Hanshi Pierre Chalmagne. Les Dojo "Aiki In Yo Ryu" et "Buki in Yo Ryu" ont été regroupés sous l’appellation "Aiki Buki In Yo Ryu" pour indiquer que l’essence philosophique s’inspire du concept originel "Aiki In Yo Ho" au plan spirituel et au plan de la pratique à mains nues et avec armes.

OSHIKI UCHI et AIKI IN YO HO

La méthode "AIKI IN YO HO" est basée à la fois sur le concept AIKI, ou harmonisation des énergies spirituelles et sur le concept du IN YO et de leurs mutations réciproques. Ce concept doctrinal fut élaboré par l’érudit néo-confucéen Takeda Takumi no Kami Sôemon (1758-1853) du clan AIZU (actuellement préfecture de Fukushima).
Takeda Sôemon entraîna le clan des Takeda dans l’art "OSHIKI UCHI" selon le système de l’Aiki In Yo Ho. Cette discipline était réservée autrefois aux samouraïs de haut rang. La traduction littérale de l’OSHIKI UCHI étant "l’art de défense de la Cour", art qui se pratiquait à mains nues ou avec armes. Le plus célèbre maître fut Tanomo Chikamasa SAIGO (1829-1905), ministre du clan Aizu et prêtre du sanctuaire Shinto Shogunal de Nikkor

Tanomo Saigo suivit l’enseignement de Sôemon, au Nishinkan, dès l’âge de dix ans. Il rechercha un successeur. Ce fut d’abord Shida Shiro (qui changea son nom en 1882 pour celui de Shiro SAIGO). Son second disciple qui devait devenir son successeur fut le célèbre Takeda Sokaku (1860-1943), qui reçu le MENKYO KAIDEN D’OSHIKI UCHI des mains de Saigo Tanomo en 1898. Il nomma son art, le "DAITO RYU AIKI JUJUTSU".

Celui-ci fut transmis à Morihei Ueshiba (1883-1969) par Sokaku Takeda, qui lui délivra un SHIHANDAI en 1922 ou brevet d’instructeur de Daito Ryu Aiki Jujutsu.

Morihei Ueshiba transforma progressivement l’esprit et les techniques pour en faire un système  d’unification de l’homme avec cosmos et promouvoir l’harmonie entre les personnes et les peuples.

Le concept "Aiki In Yo Ho" est une Voie "Aiki In Yo Do"
pour l’ Aiki Buki In Yo Ryu.

 

TAI KI : SYMBOLE DU DO, LES MUTATIONS DU IN YO

Le Taïki est un symbole qui exprime la complémentarité du Yin (In) et du Yang (Yo), mais aussi la mutation des contraires et l’impermanence des choses (Mujo).

 

diagramme quaternaire et dynamique du

 

Si l'on veut affiner l'observation du symbole représenté ci-dessus, on constate qu'il comprend quatre parties évolutives :

  1. une grande plage noire qui correspond au Yin, c'est-à-dire à la nuit, à l'obscurité, à la femme, à la polarité négative, à ce qui est bas, à l'intérieur, au matérialisé, à la terre.
  2. Cette grande plage noire est le vieux Yin qui a atteint l'apogée de sa croissance.

  3. une grande plage blanche qui correspond au Yang, c'est-à-dire au jour, à la clarté, à l'homme, à la polarité positive, à ce qui est haut, à l'extérieur, au non matérialisé, au ciel.
  4. Cette grande plage blanche est le vieux Yang qui a atteint l'apogée de sa croissance.

  5. une petite plage blanche dans la grande plage noire.
  6. Ce petit point de contestation (blanc) est le jeune Yang qui est au début de sa croissance.

  7. une petite plage noire dans la grande plage blanche.
  8. Ce petit point de contestation (noir) est le jeune Yin qui est au début de sa croissance.

Les deux polarités Yin et Yang correspondent à des forces complémentaires, toujours relatives entre elles. On les retrouve dans l'univers (le macrocosme) et dans l'homme (le microcosme) construit à son image. Rien n'est jamais complètement Yang ou complètement Yin, mais contient toujours son germe opposé et complémentaire (jeune Yin ou jeune Yang).

Le Taï Ki est donc un symbole quadratique : il fait appel aux quatre images (jeune yin, vieux yin, jeune yang, vieux yang). Le Taïki est aussi un symbole dynamique : il exprime que, dans le macrocosme et dans le microcosme, rien n'est constant. Au contraire, tout est soumis au changement, aux incessantes mutations entre le yin et le yang. Ce qui est yang maintenant deviendra yin l'instant suivant. C'est la loi de l'impermanence des choses (Mujo). Le Do Do  de Budo Budo  introduit une notion particulière de vertu. Un dojo est un endroit où l’on étudie le Do, c’est-à-dire où l’on cultive la vertu martiale (Butoku) tout en s’entraînant à une technique martiale.

Le jour où les arts martiaux japonais seront devenus des sports, ils seront morts. Les sports mettent principalement l’accent sur l’objectif de gagner et l’aspect de l’éducation devient secondaire. Ils sont dépourvus d’une formation de la personnalité. Dans les arts martiaux, au contraire, l’objectif premier est la formation de la personnalité. En effet, leur intérêt est de constituer une méthode (une Voie) de formation de l’esprit et de développement harmonieux de la personnalité. Les trois grands maîtres fondateurs des Shin Budo (Jigoro Kano, Gichin Funakoshi et Morihei Ueshiba) furent les plus grands éducateurs du XXe siècle. Maître M. Ueshiba et Maître Jigoro Kano avaient en commun le concept de "Wa no Seishin" (esprit d’harmonie) qui implique un développement simultané de soi et de l’autre, vous et votre partenaire faisant ensemble des progrès. "Le Do (Michi), qui signifie la Voie ou le Chemin d’un accomplissement personnel, possède une vie propre, qu’il s’agisse du Do de Budo (les arts martiaux) ou du Do des autres arts. Ce Do change constamment, mais sa nature est immuable. Si quelqu’un choisit d’emprunter sa voie, elle prend un nouvel essor ; dans le cas contraire, elle s’éteint".

 

Do

Do : La voie